Traduit de «How The Cultural Marxists Of The Frankfurt School Subverted American Education” Publié le 22 Juillet 2016 par Beau Albrecht

 Vous vous êtes surement déjà demandé pourquoi tant de professeurs post-secondaires sont si à gauche. Lors de votre première année, vous avez peut-être pu remarquer avec horreur, comme ce fut mon cas, que certains de vos collègues étudiants « allaient avec le troupeau » et ajustaient ainsi leur croyance pour se conformer. Peut-être même étiez-vous l’un d’eux avant de vous réveiller! L’école de Francfort répond à la question à savoir pourquoi autant d’universités sont des usines à guerriers de justice sociale.

 

Les origines de l’école de Francfort

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L’institut de Recherche Sociale, associé à l’école de Francfort


Ils ont débuté comme groupe de réflexion communiste à l’Université Goethe de Francfort après que ceux-ci aient constaté que les masses ne s’étaient pas soulevées pendant la première guerre mondiale pour renverser le capitalisme mais plutôt, que les citoyens se battaient pour leur patrie. Seule la Russie devint communiste là ou  ceux-ci ne s’attendaient pas à ce que le communisme s’implante. Comme les écrits de Marx étaient vus comme parole d’évangile, ceci vint comme un choc. Ils décidèrent qu’ils avaient besoin de paver le chemin en déconstruisant les liens sociaux traditionnels – pays, famille, religion – et seulement ensuite est-ce que les masses adopteraient le règne d’un état communiste global. Ça n’a pas trop l’air de fonctionner ces temps-ci mais ça, c’est une autre histoire.

Ils sont devenus indésirables en Allemagne pendant les années 30 et une des deux raisons, c’était qu’ils étaient communistes. Ils se sont relocalisés aux États-Unis et se sont installés à l’université Columbia. Comment ont-ils repayé le pays qui leur a porté refuge? En le subvertissant bien sûr. Si tout ceci sonne comme un alarmisme Maccarthyste, veuillez prendre note que ceci est affirmé par les communistes eux-mêmes.

Comme le prolétariat n’était pas seulement intéressé que par la révolution, ils ont donc changé et mis à jour l’image du communisme en en retirant les éléments de la lutte des classes et en y ajoutant des contributions de théorie freudienne. Ce fut une erreur : le communisme porte son emphase sur l’héroïsme et le travail, ce qui est fort respectable, en dépit du reste de l’idéologie fortement défectueuse.  Comparez les appels de la mère patrie à Trigglypuff et vous comprendrez tout de suite.

 

Comment le Marxisme culturel s’est enraciné

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« Tu vois, ce qu’Antonio Gramsci appelle ‘l’hégémonie’ c’est genre, le système de valeurs de l’establishment man! Fak ne fais pas confiance à personne de plus de 30 ans ok? »

Ils avaient donc deux stratégies: s’installer dans le milieu académique et dans la critique de la société (d’où le nom de « Théorie critique »). Ultimement, il s’agissait en somme d’une subversion et d’un harcèlement de la société jusqu’à ce que mort s’ensuive. (Il parait d’ailleurs incroyable qu’ils aient réussi à en faire autant sans avoir à prendre les armes.) Ils mettaient l’accent sur un relativisme moral et sur l’ambiance de « douter de tout » qui était dans l’air du temps de la contre-culture des années 60. Quelques-uns de leurs livres tels Éros et Civilisation d’Hébert Marcuse et Études sur la personnalité autoritaire de Theodor Adorno sont devenus des classiques académiques.

Beaucoup de leurs étudiants ont gradué et sont devenus professeurs ailleurs, juste à temps pour les années 60. Les jeunes étant au moment le plus influençable de leurs vies, leur endoctrinement s’est avéré une stratégie des plus efficaces. Il n’est donc pas étonnant que les campus soient devenus des foyers d’activisme étudiant. Les reports de conscription collégiaux les ont probablement aidés à rejoindre plus d’étudiants réceptifs et sympathiques à leur message.

De plus, les semences idéologiques de l’école de Francfort, accompagnés du parti communiste américain, y ont trouvé un terreau fertile. Ils ont ainsi infiltré et subverti plusieurs groupes, des marxistes culturels jusqu’au communistes habituels, par exemple :

Un mouvement féministe modéré militant simplement pour une égalité des droits (but qui, selon eux, était presqu’atteint). Sous l’influence gauchiste, une seconde vague de féminisme débuta alors et elle était tout sauf modérée et dont le but était la déconstruction de la société.

Une contre-culture beatnik existait déjà. Avec un peu d’encouragement, celle-ci est devenue une contre-culture ciblant une portion beaucoup plus large de la jeunesse, soit les hippies. Ayant un ferme pied à terre dans le milieu académique, les promoteurs de la théorie critique étaient dans une superbe position  pour influencer les baby-boomers.

Un mouvement des droits civiques était déjà en place, mouvement dans lequel les communistes avaient investi beaucoup d’efforts à influencer. Il comprenait des personnalités tels W.E.B. DuBois, Paul Robeson, Stanley Levison (premier conseiller de Martin Luther King jr.), et Frank Marshall Davis (nommé “Pops” dans l’autobiographie d’Obama).

Le mouvement gai s’est aussi trouvé fortement influencé par la Mattachine Society fondée par Harry Hay et dont la plupart des membres étaient communistes.


 

Relier les points

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Le KGB: le Comité de la Sécurité d’État

J’avais assumé plus tôt que l’école de francfort était un mouvement indépendant sans encouragement ou guidance précise originaire de l’URSS. C’est en fait un peu plus compliqué que ça… Franz Léopold Neumann, qui fut révélé être un espion Soviétique par le projet Venona, était en contact avec les sommités de l’école de francfort tels Max Horkheimer, Theodor Adorno mais aussi l’espionne Hede Massing, épouse de Paul Massing (une autre figure de proue de l’école de Francfort).  Il devint plus tard professeur à l’Université Columbia ou se trouvait déjà tous ses copains. L’image est-elle plus Claire maintenant?

Voici une autre de mes trouvailles : le transfuge du KGB Yuri Bezmenov a souligné que parmi les efforts du KGB, seulement 15% étaient consacrés à l’espionnage; l’autre 85% était investi dans la subversion idéologique. Voilà ce qu’il faisait en Inde jusqu’à ce qu’il en soit dégouté et décide de s’échapper. Il l’explique comme suit :

Il s’agit d’un énorme et très lent processus de lavage de cerveau qui se divise en quatre étapes de base. La première, c’est la démoralisation. Démoraliser une nation prend environ 15-20 ans. Pourquoi tant d’années? Parce qu’il s’agit du nombre minimum d’années requises pour éduquer une génération d’élevés dans le pays ennemi qui sont exposés à l’idéologie de votre ennemi. En résumé, l’idéologie Marxiste-Léniniste est pompée dans l’esprit friable d’au moins trois générations d’étudiants Américains sans être remise en question ou encore balancée par les valeurs d’américanisme (le patriotisme américain) de base.

Le résultat? Celui que vous êtes a même de le constater : la plupart des gens qui ont gradué dans les années soixante (les drop-outs et intellectuels à moitié stone) occupent maintenant des postes de pouvoir dans les gouvernements, dans la société civile, dans le milieu des affaires, des médias de masse et dans le système d’éducation. Vous êtes pris avec, et ne pouvez pas vous en débarrasser. Ils sont contaminés, programmés à penser et à réagir à un certain stimulus et selon un certain modèle. Vous ne pouvez pas les faire changer d’idée et ce, même si vous les exposez a des faits et a de l’information valable, même si vous leurs prouvez que blanc c’est blanc et que noir c’est noir, vous ne pourrez quand même pas changer leur perception de base et la logique de leur comportement. En d’autres termes, le processus de démoralisation est pour eux complet et irréversible. Il vous faudra une autre un autre quinze à vingt ans pour débarrasser la société de ces gens en éduquant une nouvelle génération de gens futés à l’esprit patriotique qui agiront alors en faveur et dans l’intérêt de la société américaine.

 

Multiplication du Yersinia Pestis

Guerre des « Meme »

Malgré la chute de l’Union Soviétique il y a vingt ans, les même qu’ils ont lancé sont toujours là. Plusieurs des étudiants auxquels l’École de Francfort a enseigné sont ensuite devenus des enseignants qui ont à leur tour enseigné à d’autres professeurs et qui endoctrinent maintenant notre jeunesse. D’autres se sont enracinés dans des postes gouvernementaux ou médiatiques. Voilà ce que le théoricien communiste Antonio Gramsci a nommé « la longue marche des institutions ». Seule une fraction s’identifie au communisme mais ils appliquent quand même cette ligne de parti bien que peu d’entre eux soient conscients d’où origine de leur point de vue.

Si vous vous êtes déjà demandés d’où viennent tous les guerriers de justice sociale d’aujourd’hui, maintenant vous savez pourquoi.


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